Éthique et légal sur mince glace : pourquoi Anvers a-t-il choisi betFIRST ? « Recherche sur les bénéfices » | Jupiler Pro League


Le gouvernement fédéral belge lutte contre la publicité sur les jeux d’argent, mais le club de football d’Anvers a présenté hier betFIRST comme nouveau sponsor principal et maillot.

« Le parrainage de partenaires de paris peut envoyer un signal positif à la société », explique le COO Dirk Van Oekelen.

Un choix qui n’a pas été accueilli favorablement.

Anvers est immédiatement passé sur la défensive. « Avant de franchir le pas, nous avons d’abord mené une enquête à grande échelle. »

« Cette recherche nous a ramenés en 2012. Ensuite, il a été clairement décidé de régulariser les jeux de hasard en Belgique. La communication y joue un rôle crucial. De cette façon, les consommateurs savent toujours où ils peuvent jouer légalement à des jeux de hasard. »

« Nous avons vu, par exemple, qu’en Belgique jusqu’à 85 % des participants sont dans le circuit régularisé. Cela signifie que cette communication aide les joueurs à trouver leur chemin vers le marché légal. En raison de cette communication claire, seulement 0,9 % sont susceptibles de devenir dépendants. »

Adopter le secteur des jeux d’argent en tant que sponsor est un choix pour l’avenir sportif du club. Pourtant, des questions se posent quant à l’aspect éthique de la décision. Bien que ce ne soit pas le seul obstacle qu’Anvers doit contourner. La chaussure pince également légalement.

Cela reste toujours un risque pour Anvers. La politique pourrait également jeter un frein à la nouvelle alliance.

D’ici 2025, le gouvernement fédéral veut interdire la publicité sur les jeux d’argent dans notre pays. Anvers et betFIRST ont signé un contrat jusqu’en 2027.

« Une telle interdiction de publicité n’a pas le résultat escompté », sonne à Anvers. « En Italie, ils ont aussi essayé cela. Là-bas, l’activité dans le secteur des jeux illégaux a augmenté de 50 % en 2019. Il n’y a donc pas de succession de joueurs compulsifs dans ce circuit illégal.

« En Belgique, les données et l’intelligence artificielle sont utilisées pour cartographier le comportement des joueurs. Cela permet à nos entreprises d’assumer une fonction de « care » pour les consommateurs.

Anvers n’a pas de plan B – si l’interdiction de la publicité sur les jeux d’argent est effectivement mise en œuvre. Cependant, il sera alors obligé de laisser tomber betFIRST. « Nous respecterons toujours les lois », semble-t-il.

Même si Anvers semble miser sur la retenue politique.