Le casse-tête insoluble encore plus complexe cette année : comment est construit le calendrier du football belge ? † Jupiler Pro League


Même le meilleur casse-tête aurait une migraine. Compiler le calendrier du football belge est une tâche titanesque annuelle – cette fois encore plus complexe que d’habitude en raison de quelques pièces spéciales. Un aperçu de la formule d’or par le fabricant de calendrier lui-même.

Vous pourriez bientôt jurer.

Quand la Pro League annonce le calendrier de la nouvelle saison à 11h, il y a toujours des jours de match qui sont déjà occupés dans votre agenda.

Anderlecht – Club Brugge pendant le week-end au cours duquel un ancien condisciple se marie. Ou un derby juste au moment où la petite amie a prévu un city trip.

Avant de maudire le fabricant de calendriers, rappelez-vous que l’homme a fait un travail peu enviable. Nils Van Brantegem travaille depuis mars sur le calendrier de la saison prochaine, avec des collaborateurs de l’UGent et de la KU Leuven.

« Cette année, c’était le puzzle le plus difficile de tous les temps », assure-t-il.

Dimanche sans voiture

Le nombre de pièces différentes était donc infini.

Oubliez l’idée que vous pouvez simplement laisser les clubs jouer contre n’importe quel adversaire au hasard, en alternant entre les matchs à domicile et à l’extérieur. Parce que la multiplicité des intervenants complique les choses.

Invariablement, les parties prenantes les plus importantes sont les forces de police locales. Ils doivent être en mesure de fournir suffisamment de policiers pour garantir la sécurité dans et autour des stades.

« Mais Anderlecht et Union relèvent de la même zone de police », explique Van Brantegem. « Ainsi, une seule équipe peut jouer à domicile par week-end. C’est aussi le cas chez Club et Cercle, Standard et Seraing et STVV et Genk.

Calendrier maker Nils Van Brantegem

En outre, il existe également une longue liste d’événements annuels à prendre en compte. Tomorrowland à Anvers, les 24 Heures de Spa-Francorchamps à Liège, Pukkelpop dans le Limbourg, …

« Imaginez Union et Anderlecht traversant l’Europe. Qui laissez-vous jouer le dimanche sans voiture ? C’est l’un des nombreux dilemmes. Et après l’ère corona, il y a plus de festivités que jamais.

Protection pour l’Europe

L’incertitude sur le parcours européen de nos clubs complique encore plus les choses.

Car Anderlecht et Anvers devront-ils jouer six matches de groupe jeudi ou pas ? De plus, la Pro League veut protéger au maximum nos représentants, surtout cette saison.

« Nous allons vivre une année cruciale », déclare Van Brantegem. « Cette année, les billets seront distribués pour la saison 2024/2025 – la première année de la Ligue des champions réformée. Il sera vital de revenir dans le top 10 du classement UEFA. »

Il est donc préférable de programmer les meilleurs joueurs le week-end pour les matchs européens en milieu de semaine.

On ne s’est penché que sur les souhaits des clubs cette saison au tout dernier.

Calendrier maker Nils Van Brantegem

Quelques paramètres plus communs à garder à l’esprit : tous les clubs devraient avoir un début de saison à peu près égal. Les concitoyens du Club et du Cercle de Bruges qui partagent le même stade. Et le détenteur des droits Eleven Sports, qui veut bien sûr aussi peser sur le calendrier chargé avec 18 équipes.

Traditionnellement, chaque joueur de première division peut également transmettre un « souhait », tel que : pas de football de Noël pour son propre public. « Mais nous n’avons examiné cela qu’à la toute dernière fois cette saison », le fabricant de calendrier anticipe toute déception.

Coupe du monde et promesses d’intégration

Vouloir…

Cette année est bien sûr unique car une Coupe du monde doit se jouer en milieu de saison. Une semaine avant la fête du football au Qatar, il y aura encore du football de compétition. Des soucis supplémentaires pour les fabricants de calendriers.

« Très bizarre à prendre en compte », avoue Van Brantegem, qui devait aussi intégrer les équipes U23. « Un effet qu’il ne faut pas sous-estimer le moins du monde. »

Il illustre cela par un exemple : « Les promesses du KV Mechelen sont du même ordre que celles de son grand rival, le Racing Mechelen. Ensuite, le gouvernement local peut ordonner que le match ne puisse pas être joué dans un complexe avec des règles de sécurité moindres. Il va donc falloir se détourner vers le stade principal. Cependant, il est impossible de jouer deux matchs en une journée.

Voyez-vous toujours le puzzle?

Grâce à un supercalculateur, quelques scénarios calendaires sortent toujours du bus. Puis Van Brantegem et son équipe essaient finalement de choisir le meilleur horaire possible.

La présentation de l’exploit suivra sous peu.

Le gestionnaire de calendrier ferait mieux de ne pas vous entendre jurer…