Wouter Vrancken : « Après ma carrière de joueur, j’en avais marre du football » | Le stand


En dix ans, il est passé d’entraîneur dans la quatrième provinciale à la marge du fier leader de la JPL. Wouter Vrancken suit un parcours atypique en tant que formateur. L’honnêteté et le plaisir sont deux ingrédients de sa formule de réussite. « Dans le monde du football, c’est parfois chacun pour soi et ce n’est pas comme ça que je vois la vie », a-t-il déclaré dans notre podcast De Tribune.

J’en ai assez du monde du football…

Wouter Vrancken n’est entraîneur du Racing Genk que depuis cinq mois. La régie limbourgeoise souhaite déjà transformer son contrat à durée indéterminée en un contrat à durée déterminée à durée indéterminée. Une marque d’appréciation et un moyen d’empêcher d’autres clubs de l’arracher facilement.

A Genk, ils se souviennent encore de la fin avec Philippe Clément après l’année de championnat. Wouter Vrancken ne peut que s’en réjouir.

« L’ambiance de travail et l’appréciation sont excellentes des deux côtés à Genk et entendre qu’ils veulent continuer avec moi depuis un certain temps est bien sûr agréable. »

Et dire que Vrancken n’était initialement pas du tout pressé de devenir entraîneur. « Quand j’ai arrêté de jouer au football (en 2010), j’en ai eu assez du monde du football. »

« La première question que j’ai reçue lors d’un entretien après ma carrière était de savoir si je deviendrais entraîneur. Ensuite, j’ai dit que j’en avais assez de l’hypocrisie et que je ne resterais pas dans le football. »

« J’ai vu cela arriver non seulement à moi, mais partout autour de moi. Ne pas vouloir donner d’explication, ne pas oser donner d’explication ou donner une explication injuste. Dans le monde du football, c’est parfois chacun pour soi et ce n’est pas comme ça que je vivre la vie. »

Je l’ai vu se produire tout autour de moi. Ne pas vouloir expliquer, ne pas oser expliquer ou donner des explications injustes.

Wouter Vrancken

… pour former avec des principes

Le sang a fini par se glisser comme il le fait souvent là où il ne peut pas aller. Vrancken est devenu entraîneur après tout. En quatrième provinciale à Gravelo. Du bas de l’échelle, il monte via Thes Sport et Lommel, vers la première classe.

Stef Wijnants appelle l’entraîneur actuel du Racing Genk un entraîneur d’ordinateur portable et un entraîneur d’intestin. Ses principes restent toujours en place.

À Lommel, Vrancken a quitté son poste d’entraîneur-chef après 11 matches par mécontentement. Puis plutôt assistant à l’ex-club du KV Courtrai. Wouter Vrancken ne met pas d’énergie dans des choses qu’il ne peut pas contrôler.

Quand le monde du football n’aura plus besoin de moi, je trouverai autre chose.

Wouter Vrancken

« L’équilibre est important dans ma vie. C’est pourquoi j’apprécie beaucoup la famille. Et si le monde du football n’a plus besoin de moi, je trouverai autre chose. »

« La peur est un mauvais conseiller. Même en tant qu’entraîneur, vous n’êtes pas autorisé à prendre des décisions par peur de perdre votre emploi. Je ne regarde pas loin devant, vous n’avez aucun contrôle sur cela. Je défends quelque chose et je veux faire tout pour ça. Changer de système ou de principes hors de doute crée aussi le doute chez les joueurs. »

Un autre principe de Vrancken semble être de ne pas faire de déclarations audacieuses. « Match par match et top quatre », telles ont toujours été nos ambitions.

Vrancken n’a jamais été licencié en tant qu’entraîneur jusqu’à présent. Avoir des principes ne semble pas si mal après tout.